La cosmétique bio et naturelle est le segment le plus exigeant de toute la filière beauté sur le plan logistique. Les formules sans conservateurs synthétiques vieillissent vite : une DDM de 12 à 18 mois transforme chaque lot en course contre la montre. Le label COSMOS ou Ecocert ne s'arrête pas à la formulation : il s'étend à l'entrepôt, au stockage, à la manipulation des produits et parfois aux emballages d'expédition. Un logisticien qui mélange vos références certifiées bio avec des cosmétiques conventionnels vous expose à une perte de certification lors du prochain audit. Et la montée en puissance de la clean beauty, du waterless et des formules concentrées redessine les contraintes de conditionnement. Ce guide vous donne les clés pour comprendre les enjeux logistiques spécifiques à la cosmétique bio, choisir un prestataire aligné avec vos certifications et éviter les erreurs qui coûtent cher.
- Le marché cosmétique bio en chiffres 2026
- Labels et certifications : ce qu'ils imposent à votre logisticien
- DDM courtes et gestion FEFO : le défi numéro 1
- Contamination croisée : le risque invisible
- Conditions de stockage spécifiques à la cosmétique bio
- Packaging éco-responsable et emballages d'expédition conformes PPWR
- Comment choisir son logisticien pour une marque de cosmétique bio ?
- Questions fréquentes
Le marché cosmétique bio et naturelle en chiffres 2026
La cosmétique bio française s'est imposée comme l'un des marchés les plus dynamiques du secteur beauté. Selon les données de marché 2025, le segment représente désormais 1,2 milliard d'euros en France avec une croissance annuelle de 7 % sur cinq ans, portée par la progression des DNVB (Digital Native Vertical Brands) spécialisées, par l'essor du e-commerce comme canal de distribution principal et par une demande consommateur en forte hausse pour la naturalité et la transparence des formules. En pratique, 64 % des Français déclarent préférer les ingrédients naturels dans leurs cosmétiques (Mintel 2025), et 68 % se disent prêts à payer un prix supérieur pour des produits certifiés bio.
La France occupe une position de leader mondial sur ce segment : elle concentre 48 % des produits certifiés COSMOS dans le monde, soit plus de 17 000 références (Hekka Cosmetics 2026). Cette avance s'explique par la maturité des organismes de certification français (Ecocert, Cosmébio) et par l'excellence historique de la formulation cosmétique hexagonale. Pour les marques qui opèrent sur ce segment, la logistique devient un enjeu de cohérence de marque : une supply chain non alignée avec les valeurs bio expose à des critiques de greenwashing et à des risques réels de perte de certification.
Labels et certifications : ce qu'ils imposent concrètement à votre logisticien
Le premier malentendu sur la logistique bio est de croire que la certification ne concerne que la formulation du produit. En réalité, plusieurs référentiels de certification cosmétique imposent des exigences qui s'étendent à la chaîne de distribution et parfois à la logistique elle-même. En pratique, cela signifie que votre logisticien doit être capable de respecter certaines obligations documentaires et opérationnelles pour ne pas compromettre votre certification lors d'un audit.
Le référentiel COSMOS, dans sa version 4.2 applicable depuis septembre 2025, a renforcé les exigences en matière de traçabilité et de séparation des flux tout au long de la chaîne de valeur. De même, le label Nature et Progrès, dont le cahier des charges est le plus strict du marché français, peut exiger une cohérence entre les pratiques de la marque et celles de ses prestataires logistiques. Il est donc essentiel de comprendre précisément ce que chaque label impose, pour qualifier ou disqualifier votre logisticien avant même la première négociation tarifaire.
COSMOS Organic / COSMOS Natural
Le référentiel COSMOS (version 4.2, septembre 2025) impose au minimum 95 % d'ingrédients d'origine naturelle et 20 % d'ingrédients biologiques sur le produit fini pour la certification Organic. En logistique, il exige une traçabilité documentée par lot tout au long de la chaîne, une séparation des flux bio/conventionnel pour éviter les contaminations croisées et une documentation disponible pour les audits annuels. Les entrepôts ne sont pas directement audités par COSMOS, mais la marque reste responsable de la conformité de sa chaîne de distribution.
Ecocert Greenlife (COSMOS partner)
Ecocert est l'organisme certificateur français le plus reconnu avec 45 % des produits bio certifiés. Comme partner officiel du référentiel COSMOS, Ecocert audite la conformité des formules et de la documentation. En pratique, les audits Ecocert peuvent inclure des contrôles sur la cohérence de la chaîne d'approvisionnement. Un logisticien qui ne sépare pas les produits bio des conventionnels peut être identifié comme point de non-conformité lors d'un audit, notamment si un mélange de lots est documenté dans les réclamations clients.
Nature et Progrès
Le cahier des charges le plus strict du marché français : 100 % d'ingrédients naturels, interdiction totale de la pétrochimie, critères sociaux et environnementaux inclus. Nature et Progrès est le seul label qui peut explicitement évaluer la cohérence des pratiques logistiques avec les valeurs de la marque lors de ses audits. En pratique, des emballages d'expédition en plastique non recyclé ou un logisticien avec des pratiques RSE contradictoires peuvent générer des observations lors des renouvellements de certification.
Cosmébio (label français)
Label de l'association française Cosmébio, reconnu par 85 % des acheteurs de cosmétiques bio en pharmacie selon les données IFOP 2022. Cosmébio certifie selon le référentiel COSMOS et ajoute des critères spécifiques français sur l'éthique et la responsabilité sociale. En pratique, 30 % des produits bio certifiés en France portent le label Cosmébio. Les exigences logistiques sont celles du référentiel COSMOS, avec une attention particulière portée aux emballages et à l'empreinte carbone de la chaîne logistique.
Le référentiel COSMOS version 4.2, entré en application le 1er septembre 2025, a renforcé plusieurs exigences ayant un impact logistique direct. Premièrement, la traçabilité par lot est désormais documentée de façon plus granulaire, avec une exigence de traçabilité de la matière première jusqu'au produit fini livré. Deuxièmement, les exigences sur l'emballage primaire et secondaire ont été renforcées, avec une attention accrue sur les matériaux biosourcés et recyclables. Troisièmement, les allégations environnementales sur les packagings sont encadrées par la directive anti-greenwashing européenne (applicable septembre 2026), ce que votre logisticien doit anticiper pour les kittings et assemblages packaging qu'il réalise pour votre compte.
DDM courtes et gestion FEFO : le défi logistique numéro 1 de la cosmétique bio
La question des dates de durabilité minimale (DDM) est particulièrement critique en cosmétique bio et naturelle, pour une raison simple : les formules sans conservateurs synthétiques ou avec des conservateurs naturels moins stables (acide benzoïque, extraits végétaux antibactériens) ont structurellement des durées de vie plus courtes que leurs équivalentes conventionnelles. Là où une crème hydratante conventionnelle peut afficher une DDM de 30 à 36 mois, une formule naturelle sans parabène ni phénoxyéthanol atteint souvent 12 à 24 mois. Pour un sérum à la vitamine C naturelle, la DDM peut descendre à 9 ou 12 mois dans certaines formulations particulièrement instables.
Cette contrainte transforme la logistique en course contre la montre. Chaque semaine passée en entrepôt sans expédition raccourcit d'autant la durabilité résiduelle que reçoit le client final. En pratique, une marque bio qui commande une production de 3 000 unités avec une DDM de 14 mois doit s'assurer que son logisticien peut écouler ce stock en moins de 10 mois pour garantir au moins 4 mois de durabilité résiduelle à la réception client. Si le logisticien n'applique pas la méthode FEFO avec rigueur et n'alerte pas sur les lots approchant leur DDM, la marque se retrouve avec un stock bloqué à détruire, représentant une perte directe sur sa marge.
Une marque de soins visage certifiée COSMOS Organic lance un nouveau sérum à base de vitamine C naturelle avec une DDM de 14 mois à partir de la date de fabrication. Elle commande 2 000 unités en janvier 2026 et les réceptionne chez son logisticien en février 2026. Les premières ventes commencent en mars 2026. Si le logisticien n'applique pas le FEFO et expédie en priorité les lots les plus récents (une erreur fréquente chez les prestataires non spécialisés), les premiers lots de février 2026 se retrouvent en fond de stock et arrivent à DDM en avril 2027.
En revanche, si la marque a fixé contractuellement une durabilité résiduelle minimum de 4 mois à l'expédition et que le logisticien applique strictement le FEFO, aucune unité ne devrait être expédiée après décembre 2026. Ce qui oblige la marque à déclencher des promotions ou une liquidation en octobre-novembre 2026 si le stock n'est pas encore écoulé, à condition d'être alertée à temps par son logisticien, soit 90 jours avant la DDM cible.
Comment contractualiser la gestion des DDM avec votre logisticien bio ?
La gestion des DDM ne doit pas rester dans le flou contractuel. En pratique, plusieurs paramètres doivent être définis noir sur blanc dans le contrat logistique avant toute réception de stock, et votre logisticien doit être capable de les paramétrer dans son WMS dès le démarrage. Ces paramètres sont les suivants : premièrement, la durabilité résiduelle minimale à l'expédition, exprimée en mois depuis la date d'expédition (par exemple, 4 mois minimum restants). Deuxièmement, le seuil d'alerte automatique avant DDM (par exemple, alerte email automatique 90 jours avant la DDM de chaque lot). Troisièmement, la procédure de quarantaine des lots dont la DDM est trop proche, avec le délai maximal de notification à la marque. Quatrièmement, la procédure de destruction des lots périmés avec certificat de destruction conforme aux exigences réglementaires cosmétiques.
La méthode FEFO (First Expired, First Out) consiste à expédier en priorité les lots dont la DDM est la plus proche, indépendamment de leur date d'entrée en stock. Elle s'oppose à la méthode FIFO (First In, First Out) qui expédie en priorité les lots les plus anciens en termes d'entrée en stock, ce qui n'est pas équivalent lorsque plusieurs lots d'une même référence ont des DDM différentes. En cosmétique bio, le FEFO est particulièrement critique car les formules naturelles peuvent avoir des DDM très variables selon la date et les conditions de fabrication. Un logisticien qui applique uniquement le FIFO peut expédier un lot plus récent mais à DDM plus courte si celui-ci est entré en stock avant un lot plus ancien à DDM plus longue. Le FEFO nécessite un WMS capable de gérer les lots par date d'expiration et non uniquement par date d'entrée.
Contamination croisée : le risque invisible de la logistique bio
La contamination croisée en logistique cosmétique bio est le risque le moins visible mais potentiellement le plus grave pour une marque certifiée. Il ne s'agit pas seulement d'un mélange physique de produits bio et conventionnels dans le même carton d'expédition : la contamination croisée au sens des certifications cosmétiques peut être documentaire, environnementale ou matérielle, et chacune de ces formes peut générer une observation lors d'un audit.
En pratique, imaginez une marque de soins visage certifiée COSMOS Organic stockée dans un entrepôt généraliste, aux côtés de cosmétiques conventionnels contenant des ingrédients pétrochimiques interdits par la certification. Si un opérateur prépare une commande de la marque bio depuis le même emplacement de picking qu'une référence conventionnelle, ou si les deux types de produits partagent la même zone de picking sans séparation physique claire, un audit documentaire peut identifier ce flux comme source de risque de contamination et générer une non-conformité. Ce scénario, plus fréquent qu'on ne le pense, est évitable à condition d'avoir posé la question de la séparation des zones dès la sélection du prestataire.
La tendance clean beauty (cosmétiques sans ingrédients controversés) et la montée en puissance des formules waterless (sans eau) créent de nouvelles contraintes logistiques pour les marques bio en 2026. Les produits waterless, notamment les shampoings solides, les baumes concentrés et les sérums anhydres, présentent des avantages logistiques réels : moins fragiles, moins lourds, pas de risque de fuite, et une DDM généralement plus longue grâce à l'absence d'eau (principal vecteur de prolifération microbienne). En revanche, ils nécessitent des conditions de stockage spécifiques en termes de température et d'humidité pour éviter le ramollissement ou l'absorption d'humidité ambiante. Le logisticien doit être informé des spécificités de chaque format pour adapter ses zones de stockage et ses procédures de préparation.
Conditions de stockage spécifiques à la cosmétique bio et naturelle
Les formules bio et naturelles sont généralement plus sensibles aux conditions environnementales que leurs équivalentes conventionnelles. Cette sensibilité accrue s'explique par l'absence ou la réduction des conservateurs synthétiques, par la présence d'actifs végétaux instables (huiles essentielles, extraits aqueux) et par l'utilisation de conditionnements souvent plus perméables à l'oxydation (pots en verre non traités, flacons en verre transparent, emballages papier). En pratique, un entrepôt standard sans contrôle de température ni d'humidité peut accélérer la dégradation de ces formules bien avant leur DDM affichée, ce qui génère des réclamations clients sur l'odeur ou la texture du produit reçu.
Les exigences de stockage varient selon les familles de produits. Les sérums à base d'huiles végétales riches en acides gras insaturés (huile de rose musquée, argan, jojoba) sont particulièrement sensibles à l'oxydation et au rancissement si exposés à des variations de température ou à la lumière. Les formules aqueuses naturelles (eaux florales, gels aloe vera) sont sensibles à la prolifération microbienne si les conditions d'humidité ne sont pas maîtrisées. Les formules solides (shampoings solides, savons naturels) se ramollissent par chaleur excessive. En pratique, une plage de 16-20°C avec une humidité relative entre 45 et 55 % couvre la grande majorité des références bio, mais certaines formules particulièrement instables nécessitent des conditions plus strictes définies dans la FDS (Fiche de Données de Sécurité) de chaque produit.
| Famille de produit bio | Condition critique | Standard recommandé | Risque si non respecté |
|---|---|---|---|
| Sérums aux huiles végétales | Lumière et chaleur (oxydation) | Zone sombre, 16-20°C | Rancissement, odeur de rance avant DDM |
| Formules aqueuses naturelles | Humidité et température (prolifération microbienne) | 45-55 % HR, 16-20°C | Contamination microbienne, altération formule |
| Sérums vitamine C naturelle | Lumière et oxygène (oxydation rapide) | Zone très sombre, 15-18°C | Brunissement accéléré, perte d'efficacité |
| Formules solides bio | Chaleur et humidité (ramollissement) | Max 20°C, HR < 50 % | Déformation, collage, perte de forme |
| Huiles essentielles (si produit annexe) | Chaleur et lumière (dégradation) | 15-18°C, flacon opaque | Dégradation des arômes, perte des propriétés actives |
| Cosmétiques bio COSMOS certifiés | Séparation physique bio/conventionnel | Zone dédiée séparée | Risque de contamination croisée, non-conformité audit |
Packaging éco-responsable et conformité PPWR 2026
Le packaging d'expédition est un sujet structurellement important pour les marques de cosmétique bio, pour deux raisons qui se renforcent mutuellement. D'une part, les consommateurs de cosmétique bio attendent une cohérence totale de la marque : un produit certifié COSMOS arrivant dans un carton plastifié non recyclable génère une dissonance cognitive immédiate et des commentaires négatifs sur les réseaux sociaux. D'autre part, le Règlement PPWR (Packaging and Packaging Waste Regulation), dont les premières obligations entrent en vigueur en août 2026 au niveau européen, impose que les emballages mis sur le marché soient recyclables et que leur teneur en matières recyclées soit documentée. Pour les marques bio, cette obligation réglementaire coïncide avec une attente déjà formulée par leurs clients.
En pratique, les exigences en termes de packaging éco-responsable pour une marque de cosmétique bio e-commerce se déclinent à deux niveaux. Premièrement, le packaging primaire et secondaire du produit lui-même (flacon, boite, notice) qui relève de la marque et de son fabricant. Deuxièmement, le packaging d'expédition réalisé par le logisticien (carton d'envoi, calage, ruban d'adhésif, protection individuelle des articles) qui doit être aligné avec les engagements environnementaux de la marque. En pratique, ce second niveau est souvent négligé lors du choix du prestataire, alors qu'il est directement visible par le client final à l'ouverture du colis.
| Consommable d'expédition | Option conventionnelle | Option éco-responsable | Compatibilité PPWR 2026 |
|---|---|---|---|
| Carton d'expédition | Carton vierge standard | Carton recyclé 100 % ou FSC | Compatible |
| Calage | Polystyrène expansé, film bulle plastique | Papier kraft froissé, papier alvéolé, ouate papier | Compatible |
| Ruban adhésif | Ruban plastique solvent | Ruban papier kraft, ruban eau-amidon | Compatible |
| Protection individuelle liquides | Sachet plastique PE | Sachet papier kraft imperméabilisé | En cours d'évolution |
| Papier de soie (unboxing) | Papier de soie conventionnel | Papier de soie FSC non blanchi | Compatible |
| Film étirable palettes | Film plastique PE standard | Film étirable biosourcé ou réutilisable | Obligation PPWR 2030 |
Comment choisir son logisticien pour une marque de cosmétique bio en 2026 ?
Le choix d'un logisticien pour une marque de cosmétique bio est une décision stratégique qui va bien au-delà de la négociation tarifaire. En pratique, un prestataire inadapté peut compromettre votre certification, dégrader la qualité de vos produits par des conditions de stockage défaillantes, ou créer une dissonance de marque par des pratiques d'emballage contradictoires avec vos valeurs. Voici les critères à évaluer dans l'ordre de priorité, avec les questions précises à poser lors de la qualification.
Grille de qualification d'un logisticien pour la cosmétique bio
| Critère | Question à poser | Réponse attendue | Statut |
|---|---|---|---|
| Zone stockage séparée bio | Disposez-vous d'une zone de stockage physiquement séparée pour les produits certifiés bio, distincte des cosmétiques conventionnels ? | Oui, zone identifiée, accès documenté, visible lors de la visite | Éliminatoire si absent |
| WMS FEFO par DDM | Votre WMS gère-t-il les lots par DDM avec application automatique du FEFO et alertes configurables avant péremption ? | Démonstration live disponible sur une référence existante | Éliminatoire si absent |
| Monitoring température | Pouvez-vous me fournir les données de monitoring température et humidité de la zone cosmétique bio sur les 30 derniers jours ? | Fichier Excel ou dashboard disponible en 10 minutes | Éliminatoire si absent |
| Traçabilité documentaire lot | Pouvez-vous extraire en 24 h la liste de toutes les commandes ayant reçu un lot spécifique (simulation rappel produit) ? | Démonstration sur un lot existant lors de la visite | Fortement recommandé |
| Emballages recyclés | Quels consommables d'emballage utilisez-vous par défaut ? Sont-ils conformes PPWR 2026 (carton recyclé, calage papier, ruban papier) ? | Liste des consommables avec spécifications techniques disponible | Recommandé pour les marques bio |
| Certifications RSE | Disposez-vous d'une certification B Corp, ISO 14001 ou d'un engagement de neutralité carbone documenté ? | Document de certification disponible sur demande | Recommandé pour les certifications Nature et Progrès |
| Expérience COSMOS | Avez-vous des références de marques certifiées COSMOS Organic ou Ecocert que je peux contacter directement ? | Deux références minimum dans votre segment | Fortement recommandé |
Logisticiens recommandés pour la cosmétique bio e-commerce
Parmi les prestataires du réseau Logily, plusieurs sont particulièrement adaptés à la cosmétique bio et naturelle selon leur profil, leur segment de marque et leurs certifications. Voici les recommandations par profil, par ordre alphabétique.
| Profil de marque | Logisticien conseillé | Point fort spécifique cosmétique bio |
|---|---|---|
| Cosmétique bio premium, certifiée COSMOS Organic | Acolyt | Certifié B Corp (83,1 points, 2023), neutralité carbone scopes 1 et 2, emballages recyclés 70 %, expertise cosmétique premium, zéro intérimaire. Alignement direct avec les exigences RSE de la cosmétique bio haut de gamme. |
| DNVB bio en forte croissance, Shopify-first | Bigblue | WMS avancé avec gestion DDM par lot, intégrations natives Shopify/WooCommerce/PrestaShop, scaling rapide. Adapté aux marques digitales avec fort volume et besoins de traçabilité granulaire. |
| Cosmétique bio certifiée Ecocert, petit volume | Happycolis ou Logisseo | Sans minimum de commandes, accompagnement onboarding, gestion DDM disponible. Adapté pour les marques démarrant l'externalisation sans vouloir s'engager sur des volumes minimums. |
| Cosmétique bio avec flux B2B (boutiques bio, pharmacies) et B2C | Supplyweb | Gestion omnicanale B2B et B2C, tarifs transporteurs négociés, gestion DDM et lots. Adapté pour les marques avec distribution mixte magasins spécialisés et e-commerce. |
Une marque de soins visage certifiée Nature et Progrès (cahier des charges le plus strict du marché) confie son stock à un nouveau logisticien. Lors de la visite préalable, elle vérifie la séparation physique de la zone bio, les consommables d'emballage (carton recyclé, calage papier kraft, pas de plastique) et la présence d'un monitoring température documenté. Elle demande également à voir les pratiques de tri sélectif des déchets et la liste des produits d'entretien utilisés dans les zones de stockage, deux points évalués par Nature et Progrès dans ses audits de cohérence RSE.
Elle soumet ensuite ces informations à son organisme certificateur avant de signer le contrat, pour valider la conformité du prestataire avec son cahier des charges. En pratique, cette démarche de validation préalable auprès de l'organisme certificateur est recommandée pour toutes les marques certifiées Nature et Progrès et fortement conseillée pour les certifications COSMOS lorsque la marque gère des volumes importants.
- Zone de stockage séparée bio/conventionnel : critère éliminatoire pour toute marque certifiée COSMOS ou Ecocert
- WMS FEFO avec alertes DDM : non négociable pour les formules naturelles à DDM inférieure à 24 mois
- Seuil de durabilité résiduelle à définir contractuellement : exprimé en mois minimums à la date d'expédition (ex. 4 mois)
- Monitoring température documenté : critère éliminatoire, avec relevés disponibles sur demande sous 24 h
- Emballages d'expédition recyclés : obligatoires pour la conformité PPWR 2026 et la cohérence de marque bio
- Validation préalable auprès de l'organisme certificateur : recommandée pour Nature et Progrès, utile pour COSMOS
- Certifications RSE du logisticien : B Corp, ISO 14001 ou engagement carbone documenté renforcent la cohérence de marque
Questions fréquentes : logistique cosmétique bio e-commerce
Un logisticien doit-il être certifié COSMOS pour stocker des cosmétiques bio ?
Non, il n'existe pas de certification logistique COSMOS en tant que telle. En revanche, le référentiel COSMOS impose que la marque soit capable de documenter la traçabilité de ses produits certifiés tout au long de la chaîne, jusqu'à la livraison au client final. En pratique, cela signifie que votre logisticien doit respecter certaines obligations (zone de stockage séparée, traçabilité par lot, monitoring conditions de stockage) pour ne pas générer de risque de non-conformité lors de vos audits de certification. La responsabilité de la conformité reste celle de la marque, mais un logisticien non aligné devient un point faible documenté lors de l'audit.
Il existe en revanche un label Cosmecert (certification logistique spécialisée cosmétique bio, filiale du groupe La Poste) qui atteste de la conformité des pratiques logistiques aux exigences des certifications cosmétiques bio. Ce label est un signal de sécurité fort pour les marques certifiées qui cherchent un prestataire sans avoir à valider elles-mêmes l'ensemble des pratiques.
Pourquoi les DDM des cosmétiques bio sont-elles plus courtes que celles des cosmétiques conventionnels ?
Les formules cosmétiques bio et naturelles présentent des DDM plus courtes pour plusieurs raisons liées à leur composition. D'abord, l'absence ou la réduction des conservateurs synthétiques (parabènes, phénoxyéthanol, formaldéhyde) qui prolongent la durée de vie des formules conventionnelles. Ensuite, la présence d'actifs végétaux naturellement instables : les huiles végétales riches en acides gras insaturés (rose musquée, chanvre, argan) s'oxydent plus rapidement que les huiles minérales ou les silicones utilisées dans les formules conventionnelles. Par ailleurs, la vitamine C naturelle (acide ascorbique) est particulièrement instable et peut s'oxyder en quelques mois dans certaines conditions de stockage. Enfin, les formules naturelles aqueuses sans conservateurs synthétiques efficaces sont plus vulnérables à la prolifération microbienne après ouverture, ce qui justifie une PAO plus courte également.
Comment éviter la perte de certification COSMOS lors d'un changement de logisticien ?
Pour éviter tout risque de non-conformité lors d'un changement de logisticien, plusieurs étapes sont recommandées. D'abord, informez votre organisme certificateur (Ecocert, Cosmébio, BDIH selon votre label) du changement de prestataire avant qu'il ne soit effectif. Ensuite, vérifiez avec le nouveau logisticien que les exigences documentaires minimales sont en place : zone séparée bio, traçabilité par lot, monitoring conditions de stockage. Puis, demandez à votre organisme certificateur si une visite de qualification du nouveau prestataire est nécessaire selon votre cahier des charges. Enfin, assurez-vous que les documents de traçabilité de l'ancien logisticien vous sont bien transmis lors de la migration, car ils peuvent être demandés lors d'un prochain audit pour les lots expédiés pendant la période de transition.
Quels emballages d'expédition utiliser pour une marque de cosmétique bio ?
Pour une marque de cosmétique bio, les emballages d'expédition doivent être alignés avec les valeurs de la marque et conformes aux exigences PPWR 2026. En pratique, les options recommandées sont : cartons d'expédition en carton recyclé 100 % ou certifié FSC, calage en papier kraft froissé ou en papier alvéolé (pas de polystyrène ni de film bulle plastique), ruban adhésif en papier kraft ou ruban eau-amidon (pas de ruban plastique), et papier de soie non blanchi certifié FSC pour l'unboxing. Pour les flacons liquides, le sachet plastique individuel reste une nécessité pratique pour les anti-fuites, mais il existe des alternatives en film biosourcé. Demandez à votre logisticien la liste exhaustive de ses consommables avec les certifications associées, et comparez-les avec les exigences de votre cahier des charges de certification.
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